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OSTRÉICULTURE

À LA RECHERCHE D’UNE HUÎTRE RÉSISTANTE


L'avenir de l'ostréiculture française est suspendu à la découverte d'une huître résistante aux causes actuelles de mortalité massive. C'est aujourd'hui, à Paris, que le Comité national de la conchyliculture décidera des modalités du programme de recherche qui débute.

L'idée a été émise après un deuxième été de très fortes pertes sur le cheptel d'un an. Le président du Comité national, Goulven Brest, annonce un taux de 70 %, pour la période comprise entre mai et aujourd'hui. Le plan d'action qui doit être officialisé dans la journée a été peaufiné en début de semaine à La Rochelle. Les représentants de l'ensemble des centres de production français (la Méditerranée exceptée) s'y retrouvaient pour discuter des prix en début de campagne de commercialisation, mais aussi de leur avenir, qui passe désormais par l'identification et la reproduction d'une famille « immortelle » et provenant du milieu naturel. Des rencontres ont déjà eu lieu avec des scientifiques, et des visites ont été organisées dans les centres techniques et les écloseries de Vendée et Charente-Maritime, les spécialistes du naissain.



Du Japon et d'Australie


« Notre objectif, souligne Goulven Brest, c'est l'immersion et le réensemencement dirigé des zones de production, pour remettre de l'ordre dans les productions naturelles. » Le programme qui doit être présenté s'intéresse à quatre souches d'huîtres japonaises, Crassostrea gigas. Les travaux de recherche concerneront une famille originaire des eaux européennes, deux des eaux japonaises, et une quatrième d'Australie. Les tâches seraient réparties entre les stations de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer à La Tremblade (17) et Bouin (85). Plates-formes auxquelles serait pleinement associée Sélection française conchylicole, société vendéenne née au printemps dernier du regroupement de quatre écloseurs qui avaient déjà le projet de sélectionner des souches. Un cinquième écloseur, le Rétais Éric Marissal, dont les installations rochelaises étaient visitées mardi par le groupe de travail, pourrait renforcer ces équipes.

Cette mission, quels qu'en soient les acteurs, cheminera sur un long parcours, puisque, après la validation des études en laboratoire, suivra une séquence expérimentale dans le milieu naturel.

Goulven Brest a d'ailleurs la prudence de ne pas avancer de délai autre que les « quatre à cinq ans où nous pensons avoir les premiers résultats probants ». Mais restera-t-il encore des ostréiculteurs à cette échéance, si chaque été la mort emporte 70 % des jeunes huîtres ? Pour la réponse, les ostréiculteurs se retournent vers l'État. « Pour qu'il nous aide à tenir ! »


Auteur : Philippe Baroux Sud-Ouest 18-09-2009

Des souches japonaises et australiennes seront testées. (Photo Philippe Baroux)


Nouveau test des huîtres ? (Vidéo Sud-Ouest)


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Patrick Bergerot et Guillaume Flye en train de fixer les huîtres avec du ciment. PHOTO ANNIE PEYRAS Sud-Ouest 22-02-2011 >>haut de page>>